A l’heure où les Français affrontent à la fois souffrance sociale et perte de repères, nous devons incarner à leurs yeux une force d’opposition utile pour aujourd’hui et un mouvement d’alternance convaincant pour demain.
Pour cela, nous devons prendre la mesure des défis de notre temps, ce qui implique de travailler, ensemble, et de changer, vraiment.
Car le monde, lui-même, change. Les crises qui s’agrègent - sociale, alimentaire, financière, environnementale - sont les symptômes d’un seul et même basculement dans un autre temps. Notre modèle de développement est à bout de souffle. Le capitalisme, à l’échelle mondiale, atteint ses limites. La crise financière conduit même les pays qui y étaient le moins enclins à redécouvrir les vertus de la puissance publique : au Royaume Uni, on nationalise des banques pour éviter la ruine des petits épargnants et la Réserve fédérale américaine vole au secours des marchés boursiers. D’évidence, la régulation apparaît comme une nécessité impérieuse.
Face à la profondeur et à l’accélération de ces bouleversements, le quotidien de nos concitoyens est devenu très difficile, jusque dans ses dimensions les plus élémentaires : se loger, se nourrir, se déplacer. La vie est de plus en plus chère, de plus en plus injuste, les conditions de travail de plus en plus âpres. Tandis qu’en un an la rémunération des patrons du CAC 40 a augmenté de 54%, les salaires des Français n’ont progressé que de 2,7%, soit... 0,4% de moins que l'inflation.
Nous sommes donc à la croisée des chemins. Si les récentes élections municipales et cantonales ont vu les citoyens témoigner leur confiance à notre famille politique, n’oublions jamais que, lors d’échéances nationales, nous n’avons été majoritaires que trois fois - 1981,1988, 1997 - en cinquante ans de Vème République, quand la droite l’a été quatorze fois. Nous avons subi, en 2002 puis en 2007, deux défaites consécutives, qui trouvent des explications distinctes mais aboutissent au même résultat : la victoire de la droite et la poursuite de politiques qui creusent les inégalités et affaiblissent la France. En 2002, dans l’opinion, s’était largement installée l’idée fausse selon laquelle « la droite et la gauche, c’est la même chose ». S’y ajoutaient les effets destructeurs de la division à gauche. En 2007, c’est plutôt la crédibilité de notre projet qui a souffert de la comparaison avec celui de notre concurrent.
Commentaires
Réponse de l’équipe clarté, courage, créativité :
Plusieurs différences sensibles méritent d'être soulignées entre les contributions "un congrès utile et serein" et "clarté, courage, créativité : choisir maintenant pour agir demain". Sans en dresser la liste exhaustive, la première insiste sur l'immédiat et dresse un catalogue très programmatique. A la surprise du lecteur, la partie sur l'environnement se résume à la taxation des superprofits pétroliers pour distribuer un "chèque énergie" aux Français.
Celle dont Bertrand Delanoë est le premier signataire apparaît nettement plus centrée sur la création de richesses et l'investissement dans la société de l'intelligence. Elle explicite davantage une stratégie pratique pour le parti et affirme une clarté plus nette sur les alliances.
Nul doute que les milliers d'AG de section qui vont réunir les socialistes offriront l'occasion d’un débat intéressant pour décider collectivement parmi les options proposées. Nous savons tous fini le temps des synthèses hasardeuses. Pour gagner en efficacité, assumons nos différences, sans jamais perdre en camaraderie.
La Droite ne reconnait jamais que ce qu'elle a fait de mal dans le passé. Et pourtant il y aurait de quoi dire ... Il suffit de voir l'atonie de l'économie française gérée par la Droite depuis 7 ans. Elle explique simplement qu'elle va plus loin. Malgré la haine qui oppose CHIRAC et SARKO, jamais Sarko ne critique publiquement l'action de son prédécesseur.
Alors que le pouvoir Sarkozyste inique, empêche l'arrivée sur le marché des 3 complices l'arrivée de Free Telecom pourtant leader de l'économie numérique en France, créateur d'emplois, innovateur de premier ordre, aucune voix à gauche pour réclamer une ouverture de ce marché scandaleusement réservé aux profiteurs !
Pourquoi la gauche ne dit rien sur le blocage du marché de la téléphonie mobile qui "traie la vache" avec la bénédiction des capitalistes corporatistes, et ne demande-t-elle pas l'ouverture de ce marché pour faire baisser les prix et libérer la créativité entreprenariale ?
Monsieur DELANOE est un être humain en qui je fais confiance.
Pour diverses raisons, je n'ai pu me rendre à La Rochelle mais ce que je lis, voit, entend me laisse dubitatif.
De toutes et tous les postulant(e)s au poste de leader du PS pour les 3 prochaines années, seul Bertand DELANOE se dégage par sa clarté ( pas de combinaison, volonté de travailler ensemble), sa sincérité, son courage ( pas évident de se lancer dans cetet aventure où il a plus à perdre qu'à gagner.
Nous devons tenir bon, ne pas céder aux diverses sirènes qui nous promettent la rupture ( du passé faisons table rase) un samedi matin mais qui le soir même se retrouve avec d'autres pour avoir qq places de plus.
Nous avons des idées, des ambitions pour le parti comme pour la France et L'Europe : alors si il faut mourir ( cad ne pas voir Bertrand 1er Secrétaire) , alors mourons mais avec nos idées : halte au cumul, pas d'alliance avec des partenaires qui ne se situent pas à gauche, une volonté réformatrice pour le bien de tous
Le combat ne fait que que continuer...
Hervé ( Section de VIroflay - 78)
La base n'accepterai plus le cafouillage du genre du vote de la majorité pour le Oui au référendum, et voire d'autres faire campagne pour le non sans qu'aucune sanction ne soit prise...Pour la crédibilité du PS, je soutiens sa contribution et vous invite nombreux à faire autant.
J'approuve totalement cette phrase, cette candidate peut encore rassembler un nombre assuré d'électeurs et a une démarche originale et juste. Tout le monde s'acharne sur elle, alors qu'elle avait soulevé une vague et une grosse ferveur en 2007.
Je trouve ça quand même terrible, écoutez, ces discours excessifs là.
C'est un homme droit, il y a encore ce respect de l'humanisme, de la chose politique et de l'honnêteté intellectuelle.
Bertrand, VIVE l'homme que tu représente, qui à su conquérir et conserver le coeur des Parisiens.
Tu sauras conquérir les socialistes et les Français!
La réforme de l'éducation nationale est effectivement passée très brutalement et comme à notre habitude nous nous sommes adaptés. Quel corps de métier peut se targuer d'avoir des réformes quasiment tous les 2/3 ans ?????? très peu. Et pourtant ce sont nous les moutons noirs. Cependant , je ne suis pas les syndicats dans leurs démarches douteuses.....gréviste en mai, allant dans la rue, je voulais me battre contre ces nouvelles et abérrantes réformes mais les syndicats ont ensuite tout arrêté. Qu'est-ce que cela veut dire ? Du coup la réforme est passée en flèche et nous sommes censés faire grève à la rentrée !!! Je ne sais pas si nos syndicats se rendent bien compte que nous sommes la risée de tous à faire rituellement grève à la rentrée déjà qu'on dit de nous que nous sommes des fainéants !!!!!! Bref rien de bien logique dans tout cela et je ne ferais pas grève. En plus de ça Mr Bonaparte Sarkozy va bien rire et nous lui laisserons un peu d'argent dans ses caisses en faisant grèves et puis lui ,sa seule ambition est de laisser des traces dans les livres d'histoire en défigurant la France.
Bref ! Monsieur Delanöé, vite très vite, arrêtez ce massacre. L'éducation nationale a besoin de vous aussi, et de professionnels et d'aide spécialisée, dans le temps scolaire, pour que nos enfants en difficulté ne soient pas gavés hors temps scolaire, mais au contraire soient soutenu pendant la classe. S'il s'agit juste de grignoter, mine de rien, sur nos vacances, objet de toutes les jalousies et convoitises finalement, par les autres corps de métier, qu'on nous diminue nos vacances mais qu'on ne cherche pas des prétextes tarabiscotés pour le faire.
L'éducation et la culture en générale ont besoin de temps calme, de digestion et d'inspiration. Ce n'est pas l'usine.
Je sais que Mr delanöé vous comprenez cela.
J'approuve pleinement la démarche de B.Delanoë, je pense qu'il incarne un renouveau pour le PS car c'est quelqu'un qui tout en restant calme n'a pas sa langue dans sa poche. C'est un homme qui saura se faire respecter et faire respecter NOS idées.
B.Delanoë, tu as mon soutien et auras mon vote pour le congrès !
Le PS doit changer en choisissant maintenant (pour agir demain).
Je suis contre le cumul des mandats, des fonctions.
Non, je n'apporterai pas mon vote à B Delanoé.
Déçue des batailles interne, du comportement de beaucoup, pour moi, ce sera S Royale ou rien.
Pas question d'accepter des compromis. Une candidate a fait un travail remarquable, qu'on la laisse poursuivre et que cesse les petites phrases assassinent.
Pour la première fois inscrite au PS, je n'ai pas l'intention de renouveler l'expérience.
Cordialement.
Bonjour,
Merci pour votre message.
Bertrand Delanoë assume le mandat de Maire de Paris. Elu en 2001, il avait démissionné de son mandat de sénateur.
Toutes les personnalités postulant à devenir Premier Secrétaire du PS sont déjà titulaires d'un mandat (parlementaire, présidence de Région, Maire).
Cordialement,
L'équipe du site
Je ne sais pas si je reviendrais un jour parmi ceux qui m’ont formé, mais cela me réconcilie avec la politique. Au moins le candidat Bertrand Delanoë a la légitimité qui transcende les courants. Lui, il a encore ce respect de l’humanisme, de la chose politique et de l’honnêteté intellectuelle.
Si je ne suis pas dans ce camp, aux prochaines batailles électorales, je m’exprime publiquement sur le respect que je porte à cet homme d’honneur.
Vous les adhérents et sympathisants du Parti socialiste, vous avez de la chance d’avoir encore des « pointures » … C’est en respectant ses adversaires et en travaillant le projet, comme le chemin pour le conduire que l’on avance collectivement.
Bon choix à toutes et à tous.
Jean, ancien militant, citoyen européen
Vive L'Homme que tu représente pour le renouveau du PS.
Amitiés socialistes.
L’appel qui a initié CCC se voulait inspiré par quatre principes forts (je résume) :
· lucidité sur les difficultés de la France, financières et budgétaires notamment ;
· des solutions qui répondent au diagnostic, afin que notre action de gouvernants soit fidèle à notre discours d’opposants ;
· assumer notre identité sans céder à une « radicalité de gauche » mécanique ;
· une approche globale plutôt qu’un empilement de mesures thématiques.
Partant de là, j’imaginais que les développements de la Contribution reposeraient sur une articulation claire de nos propositions au regard des finances publiques :
- car, quel que soit l’intérêt des « sujets de société », c’est le levier qui détermine toute l’action publique et sur lequel se juge l’alternative gauche/droite ;
- la gauche ne sera pas majoritaire lors du scrutin décisif sans une stratégie financièrement soutenable sur 5 ans ;
- les incohérences de notre campagne présidentielle en ont fourni une pénible illustration (exemples : le projet de Villepinte introduit par un engagement préalable sur la dette publique ignoré dans toute, la suite du document ; ou la commande du rapport Migaud/DSK passé à la trappe dès sa publication) ;
- et ce n’est que lorsque nous aurons reconstruit cette crédibilité que l’actuelle résignation à la politique Sarkozy pourra se transformer en rejet dans l’opinion.
Je relève malheureusement que notre contribution demeure vide sur ce terrain. Même si je comprends que la campagne du congrès pousse à une surenchère de « l’offre » plutôt qu’au respect des principes rappelés plus haut, il serait ravageur pour la suite que le congrès ne serve pas à « trancher nos différences » sur cet enjeu de gouvernement qui rassemble tous les autres.
Il est donc essentiel que les principes de l’appel CCC se retrouvent au stade de la motion dans un cadre de financement lisible dont les trois clefs suivantes pourraient servir de test pour la formation d’une majorité de projet au sein du Parti :
1) le concept « d’économie de la connaissance » étant au centre de notre contribution (et les interventions de BD l’ayant normé à hauteur du Tepa de Sarkozy, soit 15 milliards et un point de PIB), nous proposons de relever les prélèvements obligatoires dans cette exacte proportion ;
2) pour le reste, du côté de la dépense publique, l’ensemble de notre projet sera hiérarchisé de manière à ce que, par redéploiement et performance, la dette soit ramenée à 60 % au terme du mandat ;
3) et du côté de la recette, nous nous engageons à réformer par stricte redistribution.
J’ai conscience de la forme excessivement condensée de ce commentaire, mais c’est bien volontiers que je poursuivrais ce dialogue avec les camarades de CCC s’ils y trouvent intérêt.
Marc-François LOUP
Incarnons individuellement et collectivement au sein du parti nos valeurs et toutes nos valeurs dans les petits actes comme dans les grands actes, alors nous verrons le parti socialiste qu'attendent les français, un parti avec plus de clarté, plus de créativité, plus d'audace et plus de victoires.
Voici une autre façon de voir l'évolution de l'Union Européenne :
La fondation de l'Europe en 1957 par le Traité de Rome est aussi basée sur des idéaux (justice social, droit des citoyen)
La Commission à Bruxelles sous M. Barroso, qui préconise un libéralisme débridé, est dans bien des domaines en contradiction avec les idéaux qui sont l'origine même de la fondation de l'Europe.
De ce fait je préfère dire que la droite libérale n'a pas une autre conception de l'Europe mais qu'elle est dans bien des domaines anti-européens.
Je préfère dire qu'à gauche nous ne voulons pas un autre Europe mais nous voulons revenir aux idéaux, à l'origine de l'Europe
C’est le retour aux sources qui permet de faire progresser l'Europe.