La contribution

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Le discours d'Avallon - Les libertés
"Nous les socialistes, il faudra qu'on monte le ton." Héritiers de la philosophie des Lumières, les socialistes doivent défendre les libertés face aux agressions du pouvoir, mais également en promouvoir de nouvelles, comme le droit de vote des étrangers aux élections locales.

2 Refonder le pacte républicain

A. Démocratiser nos institutions.

Les institutions de la cinquième République sont sans doute une garantie de stabilité, mais elles portent en elles les germes d’une dérive monarchiste, loin d’un véritable régime présidentiel.

Nous, socialistes, ne nous reconnaissons pas dans cette pratique d’un pouvoir, autocrate et narcissique, qui n’a pour limites que celles qu’il veut bien s’imposer à lui-même. Une démocratie, c’est d’abord un Parlement souverain, qui vote la loi et qui contrôle le Gouvernement. Il faut le renforcer et le rendre plus représentatif de la réalité du peuple en instillant une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif. Il faut également réformer le Sénat, afin que l’alternance y soit enfin possible : nous voulons faire de notre seconde Chambre une authentique assemblée qui représente les territoires. Nous prônons en outre une stricte limitation du cumul des mandats, y compris dans le temps, ainsi qu’un véritable « statut de l’élu », de façon à lui donner les moyens d’être pleinement ce qu’il doit être : un représentant du peuple, efficace. Nous voulons promouvoir une gouvernance plus équilibrée, où le Gouvernement soit vraiment l’instance qui rend des comptes devant les élus du peuple. 

B. Réaffirmer la laïcité.

La laïcité n'est plus seulement une valeur de référence construite progressivement avec la République. Elle est devenue  une condition de notre « vivre ensemble » dans la République. Vivre ensemble avec toutes nos différences qui ne sont plus seulement religieuses comme au début du combat laïque : nos différences sont aussi de genre, d'âge, de conditions physiques, et, évidemment économiques et sociales. Nous devons vivre ensemble dans le respect des différences, qui est une question de liberté et d'égalité, mais qui ne suffit pas à définir la laïcité car le communautarisme aussi « respecte » les différences, en les juxtaposant, en les séparant. C'est pourquoi il faut ajouter que la laïcité impose qu'aucune de ces différences ne dicte sa loi aux autres, parce qu'au-dessus d’elles, il y a ce qui nous unit, la République et l'intérêt général. Dès ses origines, la laïcité a été un combat contre l’immixtion de la religion (catholique en l’occurrence) dans la sphère de l’Etat. Mais elle est aussi une protection pour l’engagement spirituel, un rempart plus actuel que jamais contre les intégrismes et autres fanatismes qui veulent imposer la loi de leurs différences à l'intérêt général. Voilà pourquoi les socialistes ne doivent pas seulement défendre la laïcité quand elle est menacée – et elle l'est aujourd’hui, avec Nicolas Sarkozy - ils doivent  aussi la mettre au coeur de leur projet et la faire progresser dans la société.

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Deuxième partie: 

"Défendre et étendre les libertés individuelles et les nouveaux droits"
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Deuxième partie: 

"Contre la marchandisation de la culture"

 

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