La contribution

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Le discours d'Avallon - Les défis des socialistes
Le cycle d'Epinay est terminé... mais attention à ne pas revenir à avant Epinay !" Stratégie d'alliances, leadership, esprit collectif... Bertrand Delanoë présente les pistes à suivre pour remettre le Parti au travail dès demain et durant les trois prochaines années.

3 Une identité, un dessein collectif, une ambition pour la France

Une majorité forte, cohérente, unie et un Premier secrétaire entreprenant
Les propositions que nous formulons dans cette contribution et que nous versons au débat ne visent pas l’unanimité. Elles s’adressent d’abord à celles et à ceux qui veulent proposer aux adhérents la création d’une majorité claire autour d’un réformisme revendiqué et d’une direction cohérente qui sache faire travailler tous les socialistes de toutes les sensibilités.

Le Parti socialiste ne se reconstruira pas dans l’ambiguïté et dans la confusion mais dans des choix et des responsabilités assumées. La logique de l’empêchement ne fonde pas un projet, pas plus que celle du relativisme idéologique. Reims devra être un congrès qui choisit sur le fond, qui légitime une équipe de direction et qui, au bout de ce processus, permet aux adhérents de désigner sereinement leur principal animateur. Dans leur immense majorité, les militants socialistes veulent que ce congrès soit le leur. Celles et ceux qui s’engagent dans cette contribution sont déterminés à respecter les militants et les rythmes de notre congrès.

Ce que nous avons à choisir, ensemble, en 2008, c’est notre orientation politique pour les trois années qui viennent. Ce seront des années d’opposition à la droite et de préparation des échéances futures. La direction collective dont nous avons besoin, et son principal animateur, doivent donc être choisis pour cette période vitale là. Désigner dès maintenant notre candidat à la présidentielle n’aurait pas de sens.

Le leadership dont nous avons besoin en 2008 est bien celui du parti. Plutôt qu’une direction de neutralisation, d’attente, d’arrangement,  nous préférons proposer aux adhérents le choix clair, logique, cohérent, d’un collectif qui organise le travail d’opposition jusqu’en 2012 et qui prépare les échéances présidentielle et législative.

Un chef d’équipe qui ne soit pas un simple point d’équilibre interne mais qui sache faire vivre et grandir le parti, dans le respect de sa culture. Un animateur qui ait l’expérience et le sens du travail collectif pour faire exister une véritable direction ; qui aime le parti socialiste ; qui s’implique dans ses débats ; qui sache faire travailler les adhérents et les respecte ; qui sache organiser la réflexion, choisir et arbitrer.
Choisir, tel est l’enjeu du prochain congrès. Ce que nous souhaitons pour le Parti socialiste et pour la France, c’est un congrès de vérité. Cela implique de tenir le même langage aux militants et aux citoyens. N’ayons pas peur de nos différences. Tranchons les par le débat et par le respect. Nous y gagnerons tous en lisibilité et en unité. Dans la clarté. 

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Troisième partie: 

"Européens et internationalistes"
 

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